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Evènement de Ghadir Khum (Coran et sources sunnites)

November 2, 2012

Le Sermon de Ghadîr Khum

 

Lien vers la Version intégrale du Sermon de Ghadir Khum

Faisant ses adieux à sa ville natale, le Saint-Prophète  (صَلَّيَ اللهُ عَلَيهِ وَ آلِهِ) quitta la Mecque pour Médine le 14 Dhil hajj.

Sur la route, le 18 Dhil hajj, il ordonna qu’on fasse halte à Ghadîr Khum, une région aride aux abords de la vallée de Johfa, à trois étapes de Médine.

La tradition la plus fréquente (Moutawatir) dans l’histoire de l’islam est liée à ce sermon du Prophète (صَلَّيَ اللهُ عَلَيهِ وَ آلِهِ).

Le Pèlerinage d’Adieu

Dix ans après l’émigration, le Messager d’Allah  (صَلَّيَ اللهُ عَلَيهِ وَ آلِهِ) a ordonné à ses proches disciples d’appeler tous les gens à différents endroits à le rejoindre dans son dernier pèlerinage. Sur ce pèlerinage, il leur a enseigné la façon d’effectuer le pèlerinage sous une forme correcte et unifiée.

C’était la première fois qu’autant de musulmans se sont réunis à un seul endroit, en présence de leur chef, le Messager d’Allah (صَلَّيَ اللهُ عَلَيهِ وَ آلِهِ). En se rendant à La Mecque, plus de soixante-dix mille personnes ont suivi Prophète  (صَلَّيَ اللهُ عَلَيهِ وَ آلِهِ). Le quatrième jour de Dhul-Hajjah plus de cent mille musulmans était entrés dans la Mecque.

Révélation du verset  5:67

Le 18 Dhoul Hijja, après avoir terminé son dernier pèlerinage (Hajjatul-Wadaa), le Prophète sortait de la Mecque vers Médine, où lui et la foule de personnes atteintes à un endroit appelé Ghadir Khum (qui est proche de Juhfah d’aujourd’hui). C’était un endroit où des gens de différentes provinces devraient dire adieu à l’autre et de prendre des voies différentes pour leur maison. Dans ce lieu, le verset suivant fut révélé:

 «  Ô Prophète ! Communique ce que ton Seigneur t’a révélé ! Si tu ne le fais pas, tu n’auras pas fait connaître Son Message. Dieu te protégera contre les hommes; mais Dieu ne guidera pas les négateurs » (Sourate 4, verset 67).

Certaines des références sunnites confirmant que la révélation de ce verset coranique a été révélée juste avant le discours du Prophète à Ghadir Khum :

(1) Tafsir al-Kabir, by Fakhr al-Razi, under commentary of verse 5:67, 12, pp 49-50, narrated on the authorities of Ibn Abbas, al-Bara IbnAzib, and Muhammad Ibn Ali.

(2) Asbab al-Nuzool, by al-Wahidi, p50, narrated on the authorities of Atiyyah and Abu Sa’id al Khudri.

(3) Nuzul al-Quran, by al-Hafiz Abu Nu’aym narrated on the authorities Abu Sa’id Khudri and Abu Rafi.

(4) al-Fusool al Muhimmah, by Ibn Sabbagh al-Maliki al-Makki, p24

(5) Durr al-Manthur, by al-Hafiz al-Suyuti, under commentary of verse 5:67

(6) Fathul Qadir, by al-Shawkani, under commentary of verse 5:67

(7) Fathul Bayan, by Hasan Khan, under commentary of verse 5:67

(8) Shaykh Muhi al-Din al-Nawawi, under commentary of verse 5:67

(9) al-Sirah al-Halabiyah, by Noor al-Din al-Halabi, v3, p301

(10) Umdatul Qari fi Sharh Sahih al-Bukhari, by al-Ayni

(11) Tafsir al-Nisaboori, v6, p194

(12) and many more such as Ibn Mardawayh, etc…

La dernière phrase dans le verset sus-mentionné indique que le Saint-Prophète  (صَلَّيَ اللهُ عَلَيهِ وَ آلِهِ) craignait la réaction de ses compagnons en délivrant ce message, mais Allah l’informe qu’il ne doit pas s’en soucier, car Il protégera Son Messager des gens.

Le Discours

Dès réception de ce verset, le Prophète  (صَلَّيَ اللهُ عَلَيهِ وَ آلِهِ) s’est arrêté sur ce lieu (l’étang de Khum) qui était extrêmement chaud. Puis il ordonna à toutes les personnes qui étaient en avance sur le chemin, de revenir et attendit que tous les pèlerins qui prenaient du retard soient arrivés et réunis. Il ordonna à Salman (RA) d’utiliser des roches et outillages de chameau pour faire une chaire (minbar) pour qu’il puisse faire son annonce. Il était environ midi, heure dans le premier de l’automne, et en raison de la chaleur extrême dans cette vallée, les gens étaient enveloppés dans leurs robes autour de leurs pieds et les jambes, et s’étaient assis autour de la chaire, sur les pierres brûlantes.

En ce jour, le Messager d’Allah  (صَلَّيَ اللهُ عَلَيهِ وَ آلِهِ) passa environ cinq heures dans ce lieu, trois heures dont il était sur la chaire. Il récitait près d’une centaine de versets du Coran glorieux, et rappela soixante trois fois les gens et les mis en garde contre leurs actes et à venir. Puis, il leur donna un long discours. Ce qui suit est une partie de son discours qui a été largement rapporté par les traditionalistes sunnites:

Le Messager d’Allah  (صَلَّيَ اللهُ عَلَيهِ وَ آلِهِ) déclara: « Il semble que le moment approche où je serai rappelé (par Allah) et je vais répondre à cet appel. Je vous laisse deux choses précieuses et si vous les respectez toutes les deux, vous ne pourrez jamais vous égarer après moi. Ils sont le Livre d’Allah et ma descendance, c’est mes Ahlul-Bayt. Les deux ne seront jamais séparés les uns des autres jusqu’à ce qu’ils viennent à moi au Bassin. »

Puis, le Messager d’Allah  (صَلَّيَ اللهُ عَلَيهِ وَ آلِهِ) continua : N’ai-je pas plus de droits sur les croyants qu’ils en ont sur eux-mêmes ? » 

 

Les gens ont pleuré et répondu : « Oui, O Messager de Allah. »

 

Puis, le Prophète  (صَلَّيَ اللهُ عَلَيهِ وَ آلِهِ) a tenu la main de Ali et lui dit: « De qui je suis son maître (Mawla), Ali est son maître (Mawla). O Allah ! Aime ceux qui l’aiment, et sois hostile à ceux qui lui sont hostiles. »

Quelques références sunnites :

 (1) Sahih Tirmidhi, v2, p298, v5, p63

(2) Sunan Ibn Maja, v1, pp 12,43

(3) Khasa’is, by al-Nisa’i, pp 4,21

(4) al-Mustadrak, by al-Hakim, v2, p129, v3, pp 109-110,116,371

(5) Musnad Ahmad Ibn Hanbal, v1, pp 84,118,119,152,330, v4, pp 281,368,370,

    372,378, v5, pp 35,347,358,361,366,419 (from 40 chains of narrators)

(6) Fada’il al-Sahaba, by Ahmad Hanbal, v2, pp 563,572

(7) Majma’ al-Zawa’id, by al-Haythami, v9, p103 (from several transmitters)

(8) Tafsir al-Kabir, by Fakhr al-Razi, v12, pp 49-50

(9) Tafsir al-Durr al-Manthur, by al-Hafiz Jalaluddin al-Suyuti, v3, p19

(10) Tarikh al-Khulafa, by al-Suyuti, pp 169,173

(11) al-Bidayah wal-Nihayah, by Ibn Kathir, v3, p213, v5, p208

(12) Usdul Ghabah, by Ibn Athir, v4, p114

(13) Mushkil al-Athar, by al-Tahawi, v2, pp 307-308

(14) Habib al-Siyar, by Mir Khand, v1, part 3, p144

(15) Sawaiq al-Muhriqah, by Ibn Hajar al-Haythami, p26

(16) al-Isabah, by Ibn Hajar al-Asqalani, v2, p509; v1, part1, p319,

     v2, part1, p57, v3, part1, p29, v4, part 1, pp 14,16,143

(17) Tabarani, who narrated from companions such as Ibn Umar, Malik Ibn

     al-Hawirath, Habashi Ibn Junadah, Jari, Sa’d Ibn Abi Waqqas,

     Anas Ibn Malik, Ibn Abbas, Amarah,Buraydah,…

(18) Tarikh, by al-Khatib Baghdadi, v8, p290

(19) Hilyatul Awliya’, by al-Hafiz Abu Nu’aym, v4, p23, v5, pp26-27

(20) al-Istiab, by Ibn Abd al-Barr, Chapter of word “ayn” (Ali), v2, p462

(21) Kanzul Ummal, by al-Muttaqi al-Hindi, v6, pp 154,397

(22) al-Mirqat, v5, p568

(23) al-Riyad al-Nadirah, by al-Muhib al-Tabari, v2, p172

(24) Dhaka’ir al-Uqba, by al-Muhib al-Tabari, p68

(25) Faydh al-Qadir, by al-Manawi, v6, p217

(26) Yanabi’ al-Mawaddah, by al-Qudoozi al-Hanafi, p297

… Et des centaines d’autres. Voir partie 3 pour d’autres références (traditionnistes, historiens, and commentateurs).

 

Ce qui précède est juste une partie de la parole du Prophète  (صَلَّيَ اللهُ عَلَيهِ وَ آلِهِ). Pour un discours plus détaillé du Prophète, s’il vous plaît voir la fin de cette partie.

Révélation du verset 5:3

Immédiatement après que le Prophète  (صَلَّيَ اللهُ عَلَيهِ وَ آلِهِ) terminât son discours, le verset suivant du Coran fut révélé :

«  Aujourd’hui, j’ai perfectionné votre religion et j’ai parachevé Ma Grâce sur vous; j’agrée l’Islam comme étant votre Religion ». (Sourate al-Mâ’idah, 5: 3).

Certaines des références sunnites qui mentionnent la révélation du verset ci-dessus du Coran dans Ghadir Khum, après le discours du Prophète  (صَلَّيَ اللهُ عَلَيهِ وَ آلِهِ):

(1) al-Durr al-Manthur, by al-Hafiz Jalaluddin al-Suyuti, v3, p19

(2) Tarikh, by Khatib al-Baghdadi, v8, pp 290,596  from Abu Hurayra

(3) Manaqaib, by Ibn Maghazali, p19

(4) History of Damascus, Ibn Asakir, v2, p75

(5) al-Itqan, by al-Suyuti, v1, p13

(6) Manaqib, by Khawarazmi al-Hanfi, p80

(7) al-Bidayah wal-Nihayah, by Ibn Kathir, v3, p213

(8) Yanabi’ al-Mawaddah, by al-Qudoozi al-Hanafi, p115

(9) Nuzul al-Quran, by al-Hafiz Abu Nu’aym narrated on the authority

    Abu Sa’id Khudri.

… et plus.

Le verset ci-dessus indique clairement que l’Islam n’était pas complet sans éclaircir  la question de la gouvernance après le Prophète  (صَلَّيَ اللهُ عَلَيهِ وَ آلِهِ) n’était pas complet, et l’achèvement de la religion est due à l’annonce du successeur immédiat du Prophète  (صَلَّيَ اللهُ عَلَيهِ وَ آلِهِ).

Serment d’Allégeance

Après son discours, le Messager d’Allah  (صَلَّيَ اللهُ عَلَيهِ وَ آلِهِ) demanda à chacun de donner le serment d’allégeance à Ali (AS) et de le féliciter. Parmi ceux qui lui donnèrent le serment il y a Umar, Abu Bakr et Uthman. Il est rapporté que Umar et Abu Bakr a dit:

 « Félicitations, Ibn Abi Talib, aujourd’hui, tu es devenu le maître (Mawla) de tous les croyants et de toutes les croyantes. »

Références sunnites :

(1) Musnad Ahmad Ibn Hanbal, v4, p281

(2) Tafsir al-Kabir, by Fakhr al-Razi, v12, pp 49-50

(3) Mishkat al-Masabih, by al-Khatib al-Tabrizi, p557

(4) Habib al-Siyar, by Mir Khand, v1, part3, p144

(5) Kitabul Wilayah, by Ibn Jarir al-Tabari

(6) al-Musannaf, by Ibn Abi Shaybah

(7) al-Musnad, by Abu Ya’ala

(8) Hadith al-Wilayah, by Ahmad Ibn `Uqdah

(9) Tarikh, by Khatib al-Baghdadi, v8, pp 290,596  from Abu Hurayra

… et plus.

 

 

Le Nombre de musulmans à Ghadir

C’était la volonté d’Allah que d’une popularité accrue est associée à cette tradition par l’intermédiaire des narrateurs à travers le temps. Afin qu’il existe une preuve permanente pour l’Imam de la guidance (paix soit sur lui). Allah a ordonné à son Prophète  (صَلَّيَ اللهُ عَلَيهِ وَ آلِهِ) d’avertir les personnes en un moment où le peuple était réunis afin que tous deviennent les narrateurs de la tradition, alors que ceux-ci dépassent une centaine de milliers.

Rapporté par Ibn Zaid Arqam: Abu al-Tofaïl a déclaré: « Je l’ai entendu du Messager d’Allah, et il n’y avait personne là-bas qui ne l’ait vu de ses yeux et entendu de ses oreilles. »

Rapporté par Zaid Ibn Arqam: Abu al-Tufail dit: « Je l’ai entendu du Messager d’Allah, et il n’y avait personne là-bas qui ne l’ait vu de ses yeux et qui ne l’entendait de ses oreilles. »

Références sunnites :

(1) al-Khasa’is, by al-Nisa’i, p21;

(2) al-Dhahabi said it is sahih (authentic), as said in:

(3) History of Ibn Kathir, v5, p208

Il est aussi rapporté que:

« Le Messager d’Allah appela à la hauteur de sa voix. »

Références sunnites : Manaqib al-Khawarizmi, by al-Khawarizmi, p94

« Il y avait avec le Messager  (صَلَّيَ اللهُ عَلَيهِ وَ آلِهِ), de parmi les compagnons, des Arabes, des résidents autour de La Mecque et Médine, cent vingt mille  (120.000) et ce sont ceux qui étaient présents lors du Pèlerinage d’adieu Pèlerinage et qui ont entendu ce discours. »

Références sunnites :  Manaqib, by Ibn al-Jawzi

Révélation du verset 70:1-3

Certains commentateurs sunnites affirment en outre que les trois premiers versets du chapitre d’al-Ma’arij (70:1-3) ont été révélés quand un différend a surgi après que le Prophète ait atteint Médine. Il est rapporté que:

Le jour de Ghadir, le Messager d’Allah  (صَلَّيَ اللهُ عَلَيهِ وَ آلِهِ) convoqua les gens vers Ali et a dit: « Ali est le Mawla de ceux dont je suis le Mawla ». 

Les nouvelles se propagèrent rapidement à travers les zones urbaines et rurales. Lorsque Harith Ibn al-Nu’man Fahri (ou Nadhr Ibn Harith selon une autre tradition) vint à le savoir, il chevauchait son chameau, il vint à Médine et se rendit auprès du Messager d’Allah (SAWS) et lui dit: « Vous nous a ordonné de témoigner qu’il n’y a aucune divinité qu’Allah et que tu es le Messager d’Allah. Nous vous obéi.

Tu nous a ordonné d’accomplir les prières cinq fois par jour et nous avons obéi. Tu nous a ordonné d’observer le jeûne pendant le mois de Ramadhan et nous avons obéi.

Alors, tu nous as ordonné d’effectuer le Pèlerinage à la Mecque et nous avons obéi.

Mais tu n’es pas satisfait de tout cela et tu as levé la main de ton cousin et nous l’a imposé comme chef, en disant:

« Ali est le Mawla de celui dont je suis Mawla. »

Est-ce une obligation qui provient de Allah ou de toi ? »

Le Prophète (saws) a dit:  « Par Allah qui est le Dieu Unique. Ceci vient d’Allah, le Puissant et le Glorieux. »

En entendant cela, Harith se retourna et se dirigea vers sa chamelle disant: « Ô Allah ! Si ce que Mohammad a dit est juste, alors jette sur nous une pierre du ciel et soumets-nous à un grave châtiment et à la torture. »

Il n’avait pas encore atteint sa chamelle quand Allah, qui est exempté de tous défauts, jeta sur lui une pierre qui le frappa à la tête, pénétra son corps le tua. C’est à cette occasion que Allah, l’Exalté, fit descendre les versets suivants:

« Quelqu’un a demandé que se produise sans délai le châtiment inéluctable qui doit frapper les négateurs et que nul ne pourrait repousser, car ce châtiment provient de Dieu, le Maître des degrés célestes ». (70:1-3)

Références sunnites :

 

(1) Tafsir al-Tha’labi, by Is’haq al-Tha’labi, commentaire du verset 70:1-3

    de 2 chaines de narrateurs.

(2) Noor al-Absar, by Shablanji, p4

(3) al-Fusool al-Muhimmah, by Ibn Sabbagh al-Maliki al-Makki, p25

(4) al-Sirah al-Halabiyah, by Noor al-Din al-Halabi, v2, p214

(5) Arjah al-Matalib

(6) Nazhat al-Mujalis from al-Qurtubi

Les occasions où l’Imam Ali (AS) rappela la Tradition (Sunna)

L’Imam Ali (AS), en personne, rappela leur engagement aux compagnons qui avaient assisté à l’événement de Ghadir et à la Tradition du Messager d’Allah. Voici certaines de ces occasions :

– Le jour de la Shura (Le Jour de l’élection de Uthman)

– Pendant le temps du califat d’Uthman

– Le jour de Rahbah (année 35) où 24 compagnons se levèrent et jurèrent qu’ils ont assisté et ont entendu la tradition du Prophète (PSL) de première main, dont douze étaient les guerriers de Badr.

– Le jour de Jamal (la guerre de Camel, année 36) où il l’a rappelé à Talha qui le combattait   pour le destituer de son califat (Talha, Zubayr et leur sœur Aïcha ont combattu ‘Ali lors de son califat pour s’emparer du pouvoir)

– La Journée des Coureurs où 9 personnes ont témoigné.

A propos de la bataille du Chameau, al-Hakim et Ahmad Ibn Hanbal et d’autres enregistrés que:

« Nous étions dans le camp d’Ali, le jour de la bataille du Chameau, où Ali envoya chercher Talha pour lui parler (avant le début de la guerre).

Talha s’avança, et Ali lui dit: « Je t’adjure par Allah! N’as-tu pas entendu le Messager d’Allah (saws) quand il a dit: « De qui je suis son Mawla, Ali est son Mawla. O Allah, aime celui qui l’aime, et sois hostile à celui qui lui est hostile ? »

Talha répondit: « Oui. »

Ali a dit: « Alors pourquoi veux-tu me combattre ? »

Références sunnites :

– al-Mustadrak, by al-Hakim, v3, pp 169,371

– Musnad Ahmad Ibn Hanbal, on the authority of Ilyas al-Dhabbi

– Muruj al-Dhahab, by al-Mas’udi, v4, p321

– Majma’ al-Zawa’id, by al-Haythami, v9, p107

Ahmad Ibn Hanbal enregistra dans son Musnad que :

Abu Tufayl rapporta que le Prophète (Ali) rassembla les gens dans la plaine de Rahbah (en l’an 35 AH) et adjura au nom d’Allah, tous les mâles musulmans présents, qui avaient entendu la proclamation d’al-Ghadir du Messager d’Allah (PSL ), de se lever et de témoigner de ce qu’ils avaient entendu du Messager au jour de Ghadir.

Là-dessus, trente (30) les hommes se levèrent et donnèrent la preuve que le Prophète Ali saisit la main et dit à son auditoire: « Il (Ali) a une autorité supérieure sur ceux qui croient que j’ai  la supériorité sur leur vie. O Allah! Aime celui qui l’aime et le hais celui qui le hait. »

Abu Tufayl dit qu’il était tellement perturbé qu’il quitta la plaine de Rahbah, parce que  les masses musulmanes n’avaient pas respecté la tradition. Il a donc appelé Zaid Ibn Arqam et lui dit ce qu’il a entendu d’Ali. Zaid lui dit de ne pas avoir de tout doute à ce sujet car il avait lui-même entendu le Messager d’Allah prononçant ces mots.

Références sunnites : Musnad Ahmad Ibn Hanbal, v4, p370

aussi:

Abd al-Rahman Ibn Abu Laylah dit : J’ai été témoin lorsqu’Ali prêta serment au peuple dans la plaine de Rahbah. Ali dit: « Je conjure ceux d’entre vous au nom d’Allah qui ont entendu le Messager d’Allah le jour de Ghadir disant Ali est le Mawla de celui dont je suis Mawla » de se lever et de témoigner. Celui qui n’a pas été un témoin oculaire n’a pas besoin de se lever. »

Là-dessus, douze (12) des compagnons qui avaient participé à la bataille de Badr se levèrent. L’évènement est encore frais dans ma mémoire.

Références sunnites :

– Musnad Ahmad Ibn Hanbal, v1, p119, see also v5, p366

– Khasa’is, by al-Nisa’i, pp 21,103, narrated similar to above on the authority of three others: Umayah Ibn Sa’d, Zaid Ibn yathigh, and  Sa’id Ibn Wahab.

Il est aussi rapporté que :

Quand Ali dit à Anas: « Pourquoi ne te lèves-tu pas et ne témoignes-tu pas de ce que tu as entendu du Messager d’Allah, le jour de Ghadir ? »

Il répondit: « O Amir al-Mumineen! J’ai vieilli et ne m’en souvient pas. »

Là-dessus, Ali dit: « Que Allah te marque d’une tache blanche (de la lèpre; Alphosis) inconcevable avec ton turban, si tu t’es retenu intentionnellement de dire la vérité. »

Et avant que Anas ne se lève de sa place, il portait une grande tache blanche sur son visage. Anas Par la suite, l’habitude de dire: « Je suis sous la malédiction du serviteur juste d’Allah. »

Références sunnites :

(1) al-Ma’arif, by Ibn Qutaybah, p14, in the account of Anas among disabled persons.

(2) Musnad Ahmad Ibn Hanbal, v1, p199, where he testifies to the above anecdote, as he says : “All stood up except three persons who came under the curse of Ali.”

(3) Hilyatul Awliya’, by Abu Nu’aym, v5, p27

Un discours plus détaillé du Prophète à l’étang de Ghadir

Le Messager d’Allah  (صَلَّيَ اللهُ عَلَيهِ وَ آلِهِ) dit : « Louange à Allah. Nous lui demandons de l’aide, nous croyons en Lui, et à Lui nous faisons confiance. Nous cherchons refuge en Lui contre le mal de nos « moi » et les péchés de nos actes.

 

En vérité il n’y a pas de guide pour celui que Allah laisse dans l’errance, et il n’est aucun qui ne soit égaré parmi ceux que Allah a guidés.

 

Ô gens ! Sachez que Gabriel est venu vers moi à plusieurs reprises m’apporter un ordre du Seigneur, le Très Miséricordieux, selon lequel je devrais m’arrêter à cet endroit et vous informer. Voilà ! Il semble que le temps approche où je serai rappelé (par Allah) et je répondrai à cet appel.  

 

O Peuple ! N’êtes vous pas témoins qu’il n’y a pas de divinité à part Allah, que Muhammad est Son Serviteur et Son Messager, que le Paradis est la vérité, que l’Enfer est la vérité, la mort est la vérité, que la Résurrection est la vérité, et que l’Heure est arrivera avec certitude, et que Allah relèvera les gens des tombes ?

 

Les gens répondirent : « Oui, nous y croyons. »

 

Il continua: « Ô gens! Vous entendez ma voix (clairement)? » Ils ont dit: « Oui. »

 

Le Prophète a dit: « Voici, je laisse parmi vous deux Symboles précieux et lourds, qui, si vous les respectez tous les deux, vous ne serez jamais vous égaré après moi. Chacun de ces deux surpasse l’autre dans sa grandeur. »

 

Une personne demanda : « Ô Messager d’Allah, quelles sont ces deux choses précieuses ? »

 

Le Prophète répondit : « L’un d’eux est le Livre d’Allah et l’autre est ma descendance rapprochée (Itrat), c’est Ahlul-Bayt (les gens de ma Demeure).

 

Méfiez-vous de la façon dont vous vous comporterez envers eux quand je serai parti de parmi vous, car Allah, le Miséricordieux, m’a informé que ces deux (à savoir, Coran et Ahlulbayt) ne seront jamais séparés lun de l’autre jusqu’à ce qu’ils me rejoindre au ciel, au Bassin.

 

Je vous rappelle, au Nom d’Allah , mes Ahlul-Bayt. Je vous rappelle, au nom d’Allah, au sujet de mon Ahlul-Bayt. Une fois de plus, je vous le rappelle, au nom d’Allah, au sujet de mes Ahlul-Bayt ».

 

Voyez! Je suis votre prédécesseur au Bassin (le Jour de la Résurrection) et je serai témoin contre vous. Ainsi, prenez garde à la façon dont vous traiterez  ces deux choses précieuses après moi. Ne précédez pas ces deux car vous péririez, et ne restez pas loin d’elles car vous péririez. »

 

« Ô gens! Ne savez-vous pas que j’ai plus d’autorité sur vous que vous-même? »

 

Ils ont pleuré et dit: « Oui, ô Messager d’Allah. »

 

Puis le Prophète répéta: « O gens! N’ai-je pas plus de droit sur les croyants que ce qu’ils ont sur eux-mêmes? »

 

Les gens disaient encore : « Oui, ô Messager d’Allah. »

 

Puis le Prophète a dit: « Ô gens! Certes, Allah est mon maître, et je suis le maître de tous les croyants. »

 

Puis il saisit la main d’Ali et le leva et dit:

 

« De qui je suis le maître, ALI est son maître (il le répéta trois fois). O Allah ! Aime ceux qui l’aiment. Sois hostile à ceux qui lui sont hostiles. Aide ceux qui lui portent secours. Abandonne ceux qui l’abandonnent. Et garde la vérité avec lui partout où il se tourne (ou, fais de lui l’axe de la vérité). 

 

Ali, le fils d’Abou Talib, est mon frère, mon exécuteur testamentaire (Wasi), et mon successeur (Calife), et le chef (Imam) après moi. Sa position est envers moi la même que la position de Harun à Moïse, sauf qu’il n’y aura pas de prophète après moi. Il est votre maître après Allah et Son Messager.

 

O gens ! Allah l’a nommé pour être votre Imam et votre gouverneur. Lui obéir est obligatoire pour tous les immigrants (Muhajirin) et les Ansar, et pour ceux qui les suivent dans la vertu, et sur les habitants des villes et les nomades, les Arabes et les non-Arabes, l’homme libre et l’esclave, les jeunes et les vieux, les grands et les petits, le blanc et le noir. 

 

Ses commandements doivent être obéis, sa parole est obligatoire et son ordre est obligatoire pour tous ceux qui croient en un Dieu unique. Maudit soit l’homme qui lui désobéit, et béni est celui qui le suit, et celui qui croit en lui est un vrai croyant. Sa Wilayah (croyance dans son Imamat) a été rendue obligatoire par Allah, le Puissant, le Très-Haut.

 

O gens ! Étudiez le Coran. Réfléchissez sur ses versets clairs et ne supposez pas la signification des versets ambigus. Car, par Allah, personne ne peut en expliquer correctement ses avertissements et ses significations, sauf moi et cet homme (à savoir, Ali ) dont j’élève la main devant moi.

 

Ô gens! C’est la dernière fois que je me tiendrai dans cette assemblée. Ecoutez- moi donc, obéissez-moi et soumettez-vous au commandement du Seigneur. Certes, Allah, Il est votre Seigneur et Dieu. Après lui, Son Prophète Muhammad qui s’adresse à vous, est votre maître. Puis, après moi, c’est Ali votre maître et votre chef (Imam), selon le commandement d’Allah. Puis après lui, la Guidance se poursuivra jusqu’à quelques individus sélectionnés parmi mes descendants jusqu’au jour où vous rencontrerez Allah et Son Prophète. ”

 

Voyez ! Certes, vous rencontrerez votre Seigneur et Il vous interrogera sur vos actes. Attention! Ne devenez pas mécréants après moi en vous frappant le cou les uns des autres. Non ! Il incombe à ceux qui sont présents d’informer de ce que j’ai dit à ceux qui sont absents car peut-être ils pourraient comprendre ce que j’ai dit mieux que certains qui sont présents dans l’audience. Voyez ! Ne vous ai-je pas transmis le Message de Allah ? Voyez! Ne vous ai-je pas transmis le Message d’Allah ? »

 

Les gens ont répondu: « Oui. »

 

Le Prophète a dit: « O Allah ! Témoigne. »

Références sunnites :

– Tadhkirat al-Khawas al-Ummah, Sibt Ibn al-Jawzi al-Hanafi, pp 28-33

– al-Sirah al-Halabiyyah, by Noor al-Din al-Halabi, v3, p273

Version intégrale du Sermon de Ghadir Khum

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